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Quelle alimentation pour les troubles digestifs ?

Ballonnements après les repas, reflux acide, douleurs abdominales, transit perturbé... Les troubles digestifs touchent une grande partie de la population et impactent considérablement la qualité de vie. La bonne nouvelle : l'alimentation joue un rôle central et peut, dans de nombreux cas, soulager significativement ces symptômes.

Important : Cet article est à visée informative. Les troubles digestifs peuvent avoir des causes diverses qui nécessitent un diagnostic médical. Consultez votre médecin avant de modifier votre alimentation, surtout si vos symptômes sont récents, intenses ou accompagnés de signes d'alerte (sang dans les selles, perte de poids inexpliquée, etc.).

Comprendre les principaux troubles digestifs

Le syndrome de l'intestin irritable (SII)

Le SII est l'un des troubles digestifs fonctionnels les plus fréquents. Il se manifeste par des douleurs abdominales, des ballonnements, et des troubles du transit (diarrhée, constipation ou alternance des deux). Son origine est multifactorielle : stress, dysbiose intestinale, hypersensibilité viscérale et alimentation.

Les ballonnements

La sensation de ventre gonflé après les repas est souvent liée à une fermentation excessive dans l'intestin. Certains aliments, notamment riches en fibres fermentescibles, produisent des gaz lors de leur digestion.

Le reflux gastro-œsophagien (RGO)

Le RGO se caractérise par des remontées acides de l'estomac vers l'œsophage, provoquant brûlures et régurgitations. L'alimentation peut aggraver ou soulager ces symptômes selon les choix alimentaires.

Les principes généraux d'une alimentation digestive

Avant de parler d'aliments spécifiques, certaines habitudes alimentaires sont essentielles pour favoriser une bonne digestion :

  • Manger lentement : la digestion commence dans la bouche. Bien mastiquer facilite le travail de l'estomac et de l'intestin.
  • Fractionner les repas : des repas plus légers et plus fréquents sont souvent mieux tolérés que 3 gros repas.
  • Manger dans le calme : le stress impacte directement la digestion via le système nerveux.
  • Bien s'hydrater : l'eau (pas trop froide) facilite le transit et la digestion.
  • Éviter de manger trop tard : laisser 2-3h entre le dîner et le coucher aide à prévenir le reflux.

Le régime pauvre en FODMAP

Pour le syndrome de l'intestin irritable, le régime pauvre en FODMAP est aujourd'hui l'approche alimentaire la plus validée scientifiquement. Les FODMAP sont des glucides fermentescibles mal absorbés par l'intestin grêle, qui fermentent dans le côlon et provoquent des symptômes.

L'acronyme FODMAP signifie :

  • Fermentescibles
  • Oligosaccharides (fructanes, GOS)
  • Disaccharides (lactose)
  • Monosaccharides (fructose en excès)
  • And
  • Polyols (sorbitol, mannitol...)

Attention : Le régime FODMAP n'est pas à suivre seul. Il comporte 3 phases (éviction, réintroduction, personnalisation) et doit idéalement être encadré par un diététicien formé pour éviter les carences et identifier vos déclencheurs spécifiques.

Aliments à privilégier et à limiter

Voici des orientations générales. Chaque personne réagit différemment, d'où l'importance d'un accompagnement personnalisé.

✓ Généralement bien tolérés

  • Riz, quinoa, pommes de terre
  • Carottes, courgettes, haricots verts
  • Banane mûre, agrumes, raisin
  • Viandes maigres, poissons, œufs
  • Fromages affinés (faibles en lactose)
  • Lait sans lactose
  • Gingembre, curcuma

⚠ Souvent mal tolérés

  • Oignon, ail, poireau (riches en fructanes)
  • Légumineuses (lentilles, pois chiches)
  • Choux, brocoli (fermentescibles)
  • Pomme, poire, mangue (fructose)
  • Lait de vache (lactose)
  • Édulcorants (polyols)
  • Blé en grande quantité

Conseils spécifiques selon le trouble

Pour les ballonnements

  • Limiter les crudités au profit des légumes cuits
  • Éviter les boissons gazeuses
  • Réduire la consommation de chewing-gum (air avalé + polyols)
  • Introduire les fibres progressivement
  • Tester les tisanes digestives (menthe, fenouil)

Pour le reflux gastro-œsophagien

  • Éviter les repas copieux et gras
  • Limiter le café, l'alcool, le chocolat, la menthe
  • Réduire les aliments acides (tomate, agrumes) si mal tolérés
  • Surélever la tête du lit de 10-15 cm
  • Ne pas s'allonger juste après le repas

Pour la constipation

  • Augmenter progressivement les fibres (légumes, fruits, céréales complètes)
  • Boire suffisamment (1,5 à 2L d'eau par jour)
  • Consommer des pruneaux ou du kiwi le matin
  • Pratiquer une activité physique régulière

L'importance d'un accompagnement personnalisé

Les informations de cet article sont générales. Or, chaque personne a ses propres déclencheurs alimentaires. Ce qui aggrave les symptômes chez l'un peut être parfaitement toléré chez l'autre.

Un accompagnement par un diététicien permet de :

  • Identifier vos aliments déclencheurs spécifiques
  • Mettre en place un protocole adapté (FODMAP ou autre)
  • Éviter les évictions inutiles et les carences
  • Travailler sur les habitudes alimentaires globales
  • Adapter l'alimentation à votre vie quotidienne

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